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Les vrais "deals" existent-ils?![]()
Il existe dans le marché de l'automobile ce qu'on peut appeler des "deals". Naturellement, tout ce qui brille n'est pas de l'or. Parfois, au moment du lancement d'un nouveau véhicule, le prix peut sembler excessif. Dans bien des cas, il s'avère que la popularité et la très forte demande en font croître son prix. D'autres cas nous indiquent le contraire. Par exemple, les deux "best-sellers" de GM, la Cavalier et la Sunfire, sont actuellement de très bons achats qualité-prix. Il reste que leur multiplication sur le marché tend à faire diminuer fortement la valeur de revente ou d'échange. La hausse de prix des véhicules neufs de ce type est compensée par les groupes d'options offerts par le fabricant. Dans un autre cas, la Sunfire d'Asüna (ou l'Impulse d'Isuzu) se vendait originalement à fort prix. En principe, ceci devait être un succès. Malheureusement, l'aventure s'est gâchée en cours de route. Si bien qu'on cessa d'importer le modèle et que la valeur de revente chuta à une vitesse vertigineuse. La NX1600 ou 2000 de Nissan en est un autre exemple similaire. Il faut noter que nous ne pouvions pas savoir à l'avance si un modèle sera ou non un échec commercial. Dans la majorité des cas, la renommée du constructeur ne suffit plus. Maintenant, regardons de plus près la valeur de revente des voitures de luxe. Ce n'est plus un secret de polichinelle de savoir que pour maintenir une valeur élevée d'un véhicule usagé (lire ici de seconde main), il suffit d'en augmenter son prix de façon régulière. Même si on n'y a rien modifié. C'est pour maintenir notre valeur résiduelle que l'on procède ainsi. Actuellement, dans les véhicules de luxe, cet effet a peu d'incidences dans certains cas. Par exemple, aujourd'hui, une BMW 735il de 1992 se transigerait aux alentours de 20 000 $, mais sa valeur à l'achat dépassait 80 000 $. De même que pour une Jaguar de plus de 85 000 $ qui n'en vaut environ 20 000 $ après cinq années de service. Si on compare avec des produits de gamme inférieure, on constate qu'une Toyota Camry 1992 vaut environ 12 000 $ et qu'à l'achat, elle valait 22 000 $. On voit tout de suite que l'effet de dépréciation a fait son ravage d'une moindre façon. Du côté des produits domestiques ou importés, quelques modèles échappent à cette équation. Ils sont peu nombreux. Il peut s'agir des cabriolets (ex.: Mazda Miata, etc.), des modèles à édition limitée (ex.: BMW M5, Camaro SS, etc.) ou des produits réputés, grâce à leur fiabilité reconnue (ex.: Honda Accord, Toyota Camry, etc.). On constate, par contre, que peu de véhicules dits américains y ont leur place, si ce n'est de la Corvette. Cette conséquence, si désastreuse qu'elle puisse sembler, est contrebalancée par le prix moindre de ces modèles usagés, la multiplicité des concessionnaires ainsi que les modèles offerts chez les constructeurs américains. Chez leurs rivaux, la rareté devrait normalement faire augmenter leur valeur de revente. L'effet est inversé. Bien des gens voudraient rouler en Mercedes, mais si elle brise, les réparations sont onéreuses et le coût d'entretien de beaucoup supérieur à celui des voitures régulières. Les "deals" découlent souvent d'un prix payé plus bas pour un véhicule qui n'en vaut pas plus. Si on cesse de produire un modèle, ses descendants en verront leur valeur réduite. Si on augmente constamment le prix d'un modèle, l'effet que son véhicule garde sa valeur s'en verra augmenté. Enfin, je conclurai en vous disant que le vrai "deal" n'existe pas. Derrière chaque aubaine se cache une raison véritable. Le kilométrage est peut-être trop élevé, la carrosserie en piètre état ou encore de nombreuses réparations non apparentes sont requises. Toujours est-il que l'acheteur d'un véhicule neuf à prix élevé, n'en n'a que faire de ce que vaudra son véhicule à plus ou moins long terme, car certains constructeurs auraient déjà fermé leurs portes à l'heure actuelle.
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