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Mythes et légendes

Les cabriolets: ultime objet de désir...


La Honda Civic DelSol 1996
Photo: Honda Canada

Un type de carrosserie qui demeurera toujours un grand classique. Depuis les tout premiers véhicules automobiles, il en existe. Certains passent avec succès le test du temps, d'autres non. Il n'en reste pas moins que le désir de posséder une décapotable est toujours présent.

Depuis plusieurs années, on assiste à un retour en force de ces modèles par cycles. Certains constructeurs, comme Mercedes, offrent à leur clientèle un tel modèle de façon continue. D'autres s'y adonnent selon les tendances du marché. Par exemple, en Amérique du Nord, les constructeurs américains abandonnèrent la mise en marché de décapotables au milieu des années 70. À peu près une dizaine d'années plus tard, Chrysler, avec à sa tête Lee Iacoca, lança une version de la LeBaron avec le toit rétractable.

Un peu plus tard, Mazda crée un nouvel engouement pour ces véhicules au début 1990 avec sa Miata MX5. Il a su recréer le style roadster britannique qui avait connu de grands succès. D'un autre côté, Volkswagen offre depuis le début des années 80 un cabriolet qui ressemble à un carrosse. Son allure générale et ses quatre places confortables lui ont assuré une belle réussite. Il fut redessiné en 1995 avec une allure plus au goût du jour et un prix évidemment à la hausse.

Le géant américain General Motors offrait en 1990 une Sprint décapotable. Petit modèle, petit prix, belle allure générale. Il faut croire que le résultat était moyen puisqu'on abandonna sa production. Dans le passé, il fabriquait entre autres la Cadillac Eldorado en décapotable ainsi que la Buick Reatta et la Cutlass Supreme. Une est oubliée, l'autre demure en lice.

On pourrait étirer la liste avec les BMW Z3 ou série 3 décapotables, Corvette, Chrysler Viper, etc.

Également, il existe différents dispositifs de rétraction de toit: le système du toit peut être manuel ou électrique, avec lunette arrière en plastique rigide et plus ou moins bien isolé. Naturellement, plus le prix est élevé, plus le niveau de sophistication est présent. Il n'y a qu'à penser aux nouvelles Mercedes SLK avec le toit rigide escamotable ou bien encore la Mitsubishi Spyder VR4, tout simplement magnifique dans son genre.

Ce qu'on doit savoir, c'est que le plaisir de la conduite cheveux au vent est parfois contraignante. Sans vouloir être l'avocat du diable, mais bien peu de ces véhicules offre un agrément étant donné le climat que nous connaissons. Pour certains, le chauffage est insuffisant, et pour d'autres le toit est peu étanche, bruyant ou mal isolé.

Au niveau de la conduite, si vous n'avez jamais pris place dans un cabriolet avant d'en faire l'achat, il serait préférable d'en faire un essai routier. Quelqu'un de frileux ou qui n'a pas le temps de baisser son toit serait mieux d'éviter ces véhicules. Il faut dire que le niveau sonore aussi s'amplifie grandement avec la conduite au vent. Certains modèles dispendieux offrent un écran protecteur contre le retour du vent. Ils sont efficaces, mais peu nombreux à être offert.

De même, certains éclaircissements sont nécessaires quant aux décapotables elles-mêmes. Il est révolu ou presque le temps où on ne faisait qu'enlever le toit d'une voiture de production pour la transformer en décapotable. Des renforts de carrosserie sont nécessaires pour la solidifier et du même coup lui permettre de conserver sa tenue de route. Donc, une décapotable de production doit offrir pratiquement tout d'une voiture régulière, avec en prime la conduite à ciel ouvert. Enfin, mentionnons la possibilité d'équiper de toits rigides plusieurs de ces petits bijoux.

Pour conclure, la rareté de certains modèles en fera possiblement de grands classiques. Mais tous ne deviendront pas pour autant des pièces de collections. Les Mazda RX7 convertibles, Porsche 968 et 944 verront leur valeur se maintenir avec le temps à l'instar des Chevrolet Sprint ou Renault Alliance décapotables qui sombreront dans l'oubli.

De même, les voitures avec le toit, la carrosserie et l'intérieur de même couleur (blanc ou noir) sont les plus recherchées à long terme. Ils permettent de conserver une valeur supplémentaire. Évitez les coups de foudre pour les couleurs trop à la mode, elles passent aussi vite qu'elles apparaissent. Chez certains constructeurs, des éditions spéciales valent aussi leur pesant d'or. Naturellement, ne tenez pas compte de cela si vous comptez conserver votre décapotable très longtemps. Enfin, je dois signaler que la valeur de revente est supérieure à bien d'autres véhicules. La valeur a tendance à baisser durant les premières années, mais elle se stabilise ou presque dans les modèles en demande au bout d'environ dix ans.

En ce moment, les meilleurs achats sont les Porsche, ainsi que les Corvettes, ensuite les Mazda Miata, les Volkswagen Cabriolet et SAAB, puis les autres. Mais, comment faire abstraction de la Rolls Royce Corniche ou de la Austin Martin Vantage? Enfin! Tout est une question de goût (et de moyens)!

À chaque printemps de nombreuses personnes seront envahies par l'idée de posséder une décapotable. Combien d'entre elles auront vraiment évalué les côtés négatifs d'un tel achat. C'est là où la passion prend le pas de la raison.

Patrice Bernard

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